Des microcrédits pour avancer
Des microcrédits pour avancer

Des microcrédits pour pouvoir prendre sa vie en main

Alterfin finance les institutions de microfinance afin qu’elles aient davantage de moyens pour octroyer des microcrédits à des fins de développement local, tant économique que social. Les institutions de microfinance (IMF) fournissent un ensemble de services financiers (dont des microcrédits) aux personnes à faibles revenus qui n’ont pas, ou difficilement, accès au secteur financier formel (banques classiques).

Fin 2016, les investissements auprès d'institutions de microfinance s'élevaient à 35,3 millions d'euros, représentant ainsi 52% de l'ensemble des investissements gérés par Alterfin. Ces financements sont répartis auprès de 71 institutions, 50 en Amérique latine, 17 en Afrique et 4 en Asie du Sud-Est.

Performance sociale de nos partenaires en microfinance

Fin 2016, nos partenaires micro-finance finançaient 1.297.995 clients à travers le monde. En accédant à une source de financement, ces populations peuvent initier et développer des activités génératrices de revenus, vivre d'un travail décent et s'insérer dans le tissu économique local (ODD n°8). En parallèle, les prêts destinés à l'éducation ou au logement, mais aussi les services non financiers (formations diverses, soins de santé (ODD n°3), etc.) répondent aux besoins plus globaux de ces personnes et de leurs familles qui voient leur qualité de vie s'améliorer.

La protection des clients

Alterfin adhère à la Smart Campaign, une initiative mondiale qui vise à unir les parties prenantes du secteur de la microfinance autour d'un objectif commun : garantir la protection des clients des institutions de microfinance (IMFs) dans tous les aspects de leur relation avec les IMFs. Cette initiative s'est imposée comme une référence dans le monde de la microfinance au travers de la définition de 7 Principes de Protection des Clients (voir plus bas), principes clés d'une microfinance éthique et respectueuse des clients. Ainsi, 67% de nos partenaires ont signé les Principes de Protection des Clients. En outre, durant chaque visite, le gestionnaire de crédit vérifie comment l'institution de microfinance répond à ces principes. Il/Elle regarde, par exemple, la liste des produits et services fournis par l'IMF afin d'évaluer si ceux-ci répondent aux besoins de leurs clients. Il/Elle s'intéresse aussi à la façon dont les termes et conditions sont expliqués aux clients ainsi qu'à la façon dont l'IMF évalue la capacité de remboursement du client afin d'éviter des situations de surendettement.

Les Principes de Protection des Clients

  1. Conception et livraison appropriées de produits
  2. Prévention du surendettement
  3. Transparence
  4. Tarification responsable
  5. Relation équitables et respectueuses envers les clients
  6. Confidentialité des données de clients
  7. Mécanismes de résolution de plaintes

Des taux d'intérêts responsables

Le grand public est souvent surpris des taux d'intérêt à première vue élevés que doivent payer les clients des institutions de microfinance (IMF). Il existe néanmoins de multiples raisons pour lesquelles les taux d'intérêts pratiqués par les IMFs sont plus élevés que dans le secteur bancaire traditionnel. D'une part, les coûts d'exploitation sont inévitablement plus élevés pour une IMF : octroyer 10.000 prêts de 100 dollars coûte opérationnellement nettement plus cher qu'octroyer un prêt d'un million de dollars. Le microcrédit implique des charges importantes sur le terrain (soutien social et technique, déplacement des agents de crédit au domicile et lieu de travail du client, etc.), car au-delà de l'octroi du crédit, l'accompagnement du micro-entrepreneur est au cœur de la relation entre l'IMF et ses clients. En outre, Alterfin cible principalement des IMF actives dans des zones rurales. Dès lors, leurs clients vivent dans des zones plus reculées, ce qui engendre des coûts de déplacement pour leur financement et la gestion de leur remboursement plus coûteux. D'autres facteurs entrent en compte : le coût de financement pour l'IMF ainsi que le coût qu'entraîne la prévention contre le risque de défaut de ses clients qui n'apportent que peu ou pas de garantie.

Afin de couvrir l'ensemble de ses coûts, relativement beaucoup plus élevés que ceux d'une banque classique, l'institution applique des taux d'intérêts nécessairement supérieurs. Chez Alterfin, nous pensons que les IMFs doivent légitimement couvrir leurs frais d'exploitation, mais nous les encourageons à améliorer leur efficience afin que ces frais soient les plus faibles possibles. En outre, des taux d'intérêt élevés ne doivent en aucun cas servir à verser de gros bénéfices aux actionnaires des IMFs. Alterfin contrôle donc également attentivement le niveau des bénéfices des IMFs partenaires et leur affectation.

Au-delà de ce constat généralisé à l'échelle du secteur de la microfinance, tout comme les montants moyens octroyés aux clients, les taux d'intérêt varient fortement d'un contexte local à un autre. En Bolivie, la législation nationale plafonne les taux d'intérêt autorisés pouvant être appliqués par les IMFs du pays. Au contraire, en Argentine, plusieurs facteurs spécifiques au pays mais aussi au secteur de la microfinance contraignent les IMFs à appliquer des taux élevés (extrêmement haut niveau de l'inflation, coûts d'opération et coûts de financement particulièrement élevés). De fait, les taux annuels en Bolivie avoisinent les 20% tandis qu'en Argentine, ils se rapprochent de 100%.

Des services cousus sur mesure

Au-delà des micro-crédits, la majorité de nos partenaires en microfinance proposent d'autres services financiers : 77% de nos partenaires proposent également des services d'assurance (assurance vie, assurance maladie...) et 54% des services d'épargne. En plus des services financiers, la plupart de nos IMF partenaires proposent à leurs clients une série de services non financiers. 75% de nos partenaires proposent des services d'éducation aux adultes, afin d'aider leurs clients à mieux utiliser les produits et services financiers octroyés. 53% de nos IMF partenaires proposent des services d'autonomisation des femmes qui visent à atténuer les inégalités sociales et les contraintes qu'elles rencontrent (ODD n°5). Enfin, 22% proposent des services liés aux soins de santé. C'est la complémentarité de l'ensemble de ces services qui permet aux micro-entrepreneurs de développer leurs activités sur le long terme.

Le soutien aux populations marginalisées : une priorité pour Alterfin

Dans les pays où Alterfin intervient, les banques locales traditionnelles refusent bien souvent de financer les paysans par manque de garantie. La microfinance est donc une alternative pour ces personnes dont l'activité est principalement agricole ou de façon plus générale en zone rurale. Soutenir les populations rurales vivant d'une agriculture familiale est essentielle pour assurer la lutte contre la faim dans le monde (ODD n°2). Alterfin regarde avec attention la portée rurale des activités de ses partenaires en microfinance. Ainsi, 69% des clients de nos partenaires microfinance vivent dans des zones rurales.

Au-delà du monde rural, la population féminine est particulièrement touchée par l'exclusion financière et la pauvreté. En fournissant aux femmes les moyens de développer une entreprise (ODD n°5), le microcrédit représente pour elles un outil d'émancipation économique et sociale. Conscients de cette réalité, nombre de nos partenaires en microfinance se fixent pour objectif une large représentation des femmes parmi leur clientèle. A ce titre, 63% des clients de nos partenaires microfinance sont des femmes.

Des microcrédits moyens inférieurs à la moyenne du PIB par habitant

Le crédit moyen des clients de nos partenaires varie considérablement entre les régions : 435 euros en Afrique, 1.708 euros en Amérique centrale, 1.980 euros en Amérique du Sud, et 2.000 euros en Asie. Dans chaque pays, le crédit moyen octroyé est bien inférieur à la moyenne du produit intérieur brut par habitant, ce qui prouve que nos partenaires travaillent avec des groupes de population relativement pauvres. La microfinance peut un être un outil pour sortir de la pauvreté (ODD n°1) et réduire les inégalités (ODD n°10).