ECLOF Kenya : la finance inclusive

Dans un pays où l’extrême pauvreté touche plus de 30% de la population, l’institution de microfinance (IMF) ECLOF Kenya, se donne pour mission de réduire la pauvreté et de soutenir les personnes économiquement marginalisées, principalement dans les zones rurales. Enregistrée comme société de microfinance depuis 1994, elle offre des services financiers et non-financiers aux petits entrepreneurs et agriculteurs exclus du système financier classique. Affiliée à ECLOF International et membre de l'Association of Microfinance Institutions of Kenya (AMFIK), un organisme qui chapeaute les IMF au Kenya, son slogan est “Your Dignity is our Mission”. 

Leur mission :  Permettre à des micro-entrepreneurs issus de couches socio-économiquement pauvres de développer et/ou de stabiliser leur activité par du microcrédit et ce, sans discrimination.

C’est en 2017 qu’Alterfin a démarré son support financier à ECLOF Kenya. Celle-ci présente aujourd’hui plus de 35 000 clients-emprunteurs contre 27 000 au début de la collaboration. Parmi ses clients, 60% sont des femmes sur un nombre total de 60 000 épargnants. Soucieuse de l’impact des crédits octroyés sur sa clientèle, l'IMF propose des sessions de formation sur l'éducation financière afin d’accompagner les clients tout au long du processus de remboursement et d’éviter leur surendettement.

Des solutions sur mesures pour les clients

Dans l'ensemble, près de 60 % des clients d'ECLOF vivent avec moins de 1,25 à 2,5 dollars par jour, ce qui démontre l'engagement de l'IMF à atteindre les Kenyans à faibles revenus et économiquement marginalisés. Aujourd’hui, plus de 35 000 Kenyans vulnérables sont désormais maîtres de leur avenir.

Afin de mener à bien la mission que l’IMF s’est donnée, une équipe expérimentée et professionnelle travaille sans relâche pour offrir des solutions sur mesure à sa clientèle et proposer ainsi une large gamme de produits.

Les prêts de groupe

L'institution de microfinance ECLOF Kenya est surtout connue pour sa méthodologie de prêt de groupe qui représente 67,7% de son portefeuille. Les prêts à des groupes solidaires représentent une formule de financement où les membres d'un groupe empruntent collectivement et s'encouragent mutuellement à rembourser. Cette méthode permet de résoudre le manque de garantie matérielle et donc de rendre le crédit accessible aux populations plus pauvres.

Joyce Murani, membre d’un de ces groupes témoigne :

" Le groupe s'est aujourd'hui bien développé. Ayant démarré avec un prêt de 234 euros, il nous est aujourd'hui possible de prétendre à des prêts jusqu'à 936,20 euros. Les prêts que nous obtenons sont destinés à nos membres créateurs d'entreprises, qui sont toutes des femmes, afin qu'elles puissent subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille.

Plus important encore que les prêts obtenus, nous sommes continuellement formées en gestion d'entreprise. Je dois dire que la plupart des femmes de notre groupe ont aujourd'hui appris à prendre des risques et à appréhender l'avenir sans crainte. Nous ne cessons de nous développer et l'avenir nous sourit enfin ! "

Les prêts agro-industriels

En deuxième position, les prêts agro-industriels, qui représentent 23,3 % du portefeuille. Ces prêts permettent de mieux répondre aux besoins des petits exploitants en agriculture, horticulture et élevage.

Les prêts sociaux

Les prêts sociaux jouent également un rôle essentiel dans la réussite des clients. Ces prêts, en support aux deux premiers, permettent aux clients de se concentrer sur leurs activités principales génératrices de revenus.

Les clients ECLOF peuvent ainsi bénéficier d’un financement pour une couverture médicale ou pour l’éducation, couvrant les frais de scolarité, la papeterie et l’uniforme scolaire.

Il peut également s’agir de prêts « WASH » qui peuvent notamment servir à :

  • la construction de latrines à fosses décentes ;
  • la création de puits peu profonds pour de l'eau de consommation, l'irrigation et le bétail ;
  • ou encore l'acquisition de réservoirs d'eau pour la collecte d’eau de pluie.

Le financement de l'énergie verte fait également partie de la catégorie des prêts sociaux. Ces prêts permettent aux clients d'acheter des lanternes et des panneaux solaires, des cuisinières à économie d'énergie et d'installer du biogaz. Ce qui améliore l’impact environnemental local.

Grâce à cette diversification de produits, les clients sont en mesure de trouver des solutions de financement adaptées à leurs différents besoins. Joyce Murani en est le parfait exemple. En plus de son prêt professionnel de groupe qui lui a permis de développer son commerce, elle bénéficie d’un prêt social étudiant avec lequel elle a pu payer les frais de scolarité de ses enfants. Un prêt d’énergie verte lui a, à son tour, permis d’acheter une cuisinière au gaz.

Le secteur de la microfinance est très sensible aux bouleversements sociaux, économiques et politiques et, à ce titre, la société se doit de suivre les évolutions sur ces fronts et conseiller ses clients en conséquence. ECLOF Kenya travaille dès lors en étroite collaboration avec les communautés car si une IMF ne suit pas les évolutions sociétales, les produits qu'elle offre ne répondent plus à des besoins concrets. En effet, lorsqu'un produit financier est mal défini et inadapté, cela peut augmenter le risque de défaut de paiement de la part du client.

Le soutien d'Alterfin

Alterfin soutient pleinement l'approche orientée client d’ECLOF car nous sommes convaincus qu’elle permet pleinement aux organisations et individus de développer leur potentiel. En lui octroyant un prêt, Alterfin a permis à ECLOF de poursuivre son développement et de répondre aux besoins d'un plus grand nombre de bénéficiaires encore mal desservis. Grâce à ECLOF, des clients comme Joyce ont enfin accès au capital de départ leur permettant de construire un avenir pour eux-mêmes et leurs familles.

Michael Runji, responsable du Business Development chez ECLOF, nous parle de la collaboration avec Alterfin au cours des trois dernières années :

" Alterfin a toujours été un investisseur fiable, même pendant la pandémie de la COVID-19. Nous avons disposé de ressources suffisantes pour continuer à servir notre clientèle en temps voulu et de manière flexible, grâce au montant total de 177 millions de shillings kenyans (± 1,36 million d’euros) qui nous ont été prêtés jusqu’à présent. Alterfin comprend les besoins d’ECLOF et se montre flexible par rapport aux conditions de notre prêt. Nous sommes très reconnaissants de cette collaboration. "

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L'histoire de Joyce Murani, cliente d'ECLOF Kenya

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