L’agriculture durable pour combattre la pauvreté

L’agriculture durable est un secteur clé pour l’éradication de la faim et de la pauvreté dans le monde. Elle favorise, d’une part, la sécurité alimentaire, la nutrition et les moyens d’existence. D’autre part, elle contribue à la gestion des ressources naturelles, à la protection de l’environnement et au développement durable, en particulier dans les zones rurales.

Plus de 2 milliards des personnes les plus pauvres de la planète dépendent de l’agriculture. Les petits producteurs restent cependant les plus faibles car les termes d’échange leur sont défavorables. C’est pour cette raison, qu’Alterfin finance, depuis plus de 20 ans, le maillon faible de la chaîne de valeur agricole: les petits paysans. 

Grâce à ses financements, Alterfin stimule les économies locales et aide à combattre la pauvreté dans les pays du Sud. Au total, ce sont 24 millions d’euros qu’Alterfin investit dans l’agriculture durable via 59 organisations. Cela concerne plus de 100.000 producteurs qui cultivent un total de 420.000 hectares de terre de manière durable. Collectivement, leurs ventes s’élevaient à 430 millions d’euros en 2015 dont 90 étaient certifiées (issues du commerce équitable et/ou de l’agriculture durable ou ayant un autre type de certification tel que UTZ ou Rainforest Alliance).

Les bienfaits du fairtrade

Aujourd’hui encore au niveau de l’agriculture durable, ce sont surtout des organisations actives dans le circuit équitable qu’Alterfin finance. Grâce aux prêts fournis par Alterfin, ces organisations peuvent préfinancer la récolte des producteurs, ce qui leur offre un meilleur accès au marché. 

Les organisations de producteurs s’occupent aussi souvent de la transformation du produit récolté et de sa commercialisation. Les volumes négociés sont ainsi plus importants et le rapport de force avec les acheteurs est rééquilibré. Quant à la prime collective, elle s’élevait pour les partenaires d’Alterfin à 16,8 millions d’euros en 2015. Elle a principalement été distribuée aux producteurs (45%) ou utilisée pour améliorer les infrastructures (31%). Dans 13% des cas, la prime a servi à optimiser la qualité des produits et à assurer la certification et dans 6% des cas, elle était utilisée pour des projets liés à la santé ou à l’éducation. 

Notons que 76% de nos partenaires actifs dans l’agriculture durable offrent des services supplémentaires à leurs membres, essentiellement de l’assistance technique pour augmenter la productivité. Il existe également divers services d’éducation, de soins de santé, des projets pour les femmes ou pour l’ensemble de la communauté.

clinique financée avec primes fairtrade

Ce dispensaire de la coopérative de café CPC au Laos est financé grâce aux primes fairtrade.

TEMOIGNAGE : Pedro et ses abeilles melipones

Pedro Romero est un de ces 100.000 producteurs. Il produit du café au Honduras. La coopérative Cocafcal, dont il est membre, achète son café pour le vendre sur le marché équitable. “Grâce à la coopérative, je vends mon café à un meilleur prix, car les prix sont négociés sur l’ensemble de la production des 879 producteurs membres de Cocafcal. Un prix minimum est d’ailleurs fixé. Nous recevons aussi une prime collective annuelle. Enfin, la coopérative m’apprend à mieux prendre soin de ma plantation et à mieux l’exploiter dans le respect de la nature”. 

Pedro souhaite à présent élargir sa production de miel afin de la vendre à la coopérative qui s’est diversifiée dans de nombreux produits, dont les fruits déshydratés, les fruits de la passion, la citronelle, les tomates, ainsi que le miel. “Il s’agit du miel d’abeilles appelées ‘melipona’, un type d’abeilles sans aiguillon qu’on ne trouve que dans des régions tropicales” nous explique-t-il. “La vente du miel m’aide à arrondir mes fins de mois”.

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