Fondesurco: une IMF qui améliore la qualité de vie de milliers d’agriculteurs au Pérou

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Microcrédit
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Alterfin finance l’insititution de microfinance (IMF) Fondesurco depuis 1999. Dans l’article ci-dessous, notre gestionnaire de crédit, Saúl Castro, explique la mise en place de cette collaboration et le directeur de Fondesurco, Gabriel Meza Vasquez, décrit le développement de son institution ainsi que sa situation actuelle.

Fondesurco offre l'accès à de services financiers aux personnes à faible revenu dans les zones rurales péruviennes afin d'améliorer leur qualité de vie. Leur objectif est de répondre aux besoins de leurs clients, de les écouter et de les aider.

Fondesurco et Alterfin

Pour expliquer la collaboration entre Fondesurco et Alterfin, il faut remonter 14 ans en arrière. C’est en effet en mars 1999 qu’Alterfin est entrée pour la première fois en contact avec l’IMF via l’ONG SOS Faim et via nos réseaux dans le Sud. Saúl Castro se remémore les difficultés rencontrées au début de la collaboration. L’IMF comptait alors trois agences, un portefeuille de 1,2 million USD et environ 1.200 clients (exclusivement des agriculteurs et des commerçants ruraux).

« Les conditions n’étaient pas évidentes » nous raconte Saúl, « les distances parcourues en bus pour arriver à une agence située au sud du pays étaient particulièrement longues. L’agence en question était basée à Chivay, un petit village à quelques 3.600 mètres d’altitude. Arrivé sur place, je découvrais une agence composée d’uniquement deux pièces. L’une d’elle servait de bureau et l’autre de chambre à coucher. L’agence n’avait pas de revêtement de sol, nous marchions sur la terre ».

Le premier financement

Alterfin fut le premier investisseur international à octroyer un prêt à Fondesurco. Le prêt s’élevait à 100.000 USD à rembourser en trois ans. SOS Faim se portait garant pour la moitié du prêt. L’intervention d’Alterfin a attiré d’autres investisseurs sociaux qui ont permis la croissance exceptionnelle de Fondesurco. L’IMF compte aujourd’hui 17 agences, gère un portefeuille de 22 millions USD et continue à financer uniquement des paysans et commerçants ruraux. L’IMF prête aujourd’hui à 10.747 personnes.

Un impact social important

Les micro-crédits qu’octroie Fondesurco sont une source de moyens financiers  importante pour ces agriculteurs et petits producteurs de régions éloignées du Pérou. C’est le cas de Lorenza Llacho Quispe dont vous pouvez lire le témoignage en page 3.

En tant qu’ONG, l’impact social des activités de Fondesurco est bien évidemment central. « Nous sommes souvent la première IMF à s’installer dans  une région et sommes souvent suivis par d’autres IMFs. Afin d’éviter la concurrence et de continuer à toucher des personnes sans accès au crédit, nous ouvrons des agences dans les régions les moins accessibles du pays », nous explique le directeur de Fondesurco, Gabriel Meza Vasquez. « Enfin, nous avons l’exclusivité de prêts auprès de plus de 70% de nos clients. Ceci prouve à nouveau que nous touchons les bonnes personnes et évitons le surendettement de nos clients ».

Des services innovants

Pour assurer également sa mission écologique, l’IMF propose aussi des services écologiques et innovants. Fondesurco met ainsi à disposition de ses clients des prêts pour l’achat de panneaux solaires ou encore des fours qui consomment moins de bois que les fours traditionnels.

« Le dernier financement d’Alterfin s’élevait à 1.000.000 USD. Un investissement de cette envergure est très important pour notre IMF car il nous permet de toucher plus de petits paysans dans des régions reculées du pays » commente Gabriel Meza Vasquez, directeur de Fondesurco. « Nous espérons que nous pourrons continuer à compter sur le soutien d’Alterfin aussi dans le futur et de recevoir un financement encore plus important en 2013 » conclut-il.

Lisez aussi le témoignage de Lorenza, cliente de l'IMF Fondesurco.

Extrait de l'Alterfin Info de Mars 2013
Photos (c) Fondesurco

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