Terral, une contribution à la sécurité alimentaire au Sénégal

Produit: 
Riz

Au Sénégal, où la consommation de riz frôle 90 kilos par personne/an, plus de 70% est importé. Alors que la production de riz y est bien présente, elle n’atteint pas la quantité suffisante pour nourrir tout le pays.

Le riz cultivé au Sénégal est essentiellement issu d’exploitations familiales. Ce riz local a du mal à quitter les zones de production : 75% de ce riz y est en effet consommé localement,  et n’atteint pas les grandes villes. Or, la demande de riz dans les villes, comme dans le reste du pays, est croissante. Afin de répondre à cette demande, du riz asiatique est importé en masse.

Situation au Sénégal

Même si la culture traditionnelle de riz pluvial est toujours pratiquée au Sénégal, c’est uniquement la culture irriguée qui est en mesure de générer des surplus commercialisables. La plus importante zone de production se trouve au nord du pays, dans la vallée du fleuve Sénégal.

Les rendements (6 tonnes/ha) sont parmi les plus élevés au monde. De plus, les maladies sont rares et la seule menace importante provient des oiseaux granivores.

La grande majorité des exploitants dans la vallée sont des producteurs familiaux (36.000) qui cultivent sur des surfaces plutôt réduites (moins d’un ha). Par leurs besoins hydrologiques, ces producteurs se sont regroupés dans des unions. Ils sont organisés autour des complexes d’irrigation, constitués d’une digue de ceinture qui protège les cuvettes, des stations de pompage et d’un réseau de canaux d’irrigation et de drainage. Il n’y a qu’à peu près 200 producteurs privés qui opèrent dans une logique plus commerciale ; ils représentent 15 % de la production et cultivent des surfaces de 20 à 40 ha.

Création de Terral

C’est dans ce contexte que Durabilis, compagnie belge d’investissement social, a créé Terral* en 2011. En deux ans, Terral a déjà pu démontrer que le riz local vaut en tous points de vue le riz importé.
Son grand défi reste d’augmenter la production afin de limiter les importations. On parle ici d’un enjeu stratégique pour la sécurité alimentaire nationale.

Terral transforme et commercialise du riz blanc issu de petites exploitations locales, mais offre aussi son appui technique et financier durant tout le processus de production.

Terral crée le lien entre 700 producteurs familiaux et le marché, tout en garantissant la qualité du produit à travers un programme d’assistance technique et un suivi continu. Les producteurs font aussi appel à une des plus grandes Institutions de Microfinance du pays pour le financement de la production du riz, la logistique, la main d’œuvre…

Contribution d’Alterfin

Le prêt octroyé par Alterfin à Terral s’élève à 250.000 euros. Cette somme sert à acheter le riz aux petits agriculteurs pour ensuite, le transformer et le commercialiser.

Le but principal de Terral est de réussir à vendre le riz local à un prix juste de manière à assurer une vie décente aux petits producteurs. Même si Terral n’a pas de certification ‘commerce équitable’, la petite société défend néanmoins les valeurs du secteur, également chères à Alterfin. En soutenant Terral, Alterfin confirme son soutien au développement de l’agriculture familiale durable. Alterfin espère ainsi contribuer à la croissance de la production de riz sénégalais pour les Sénégalais !


*Terral vient du wolof (la langue principale parlée au Sénégal) et fait référence à la déesse sénégalaise Terranga qui représente le ‘bon accueil’ où un bon plat de riz est central.

Découvrez toutes les photos de Terral sur notre page Facebook.

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