
EcookimEnseignements clés de notre étude d’impact sur la cacaoculture durable au sein de la filière cacao ivoirienne
EcookimEnseignements clés de notre étude d’impact sur la cacaoculture durable au sein de la filière cacao ivoirienne
En Côte d’Ivoire, le cacao est au cœur de l’économie rurale. Il constitue une source de revenus pour des millions de petits producteurs, tout en restant une activité fragile. Volatilité des prix, risques climatiques, retards de paiement et accès limité au financement continuent de créer de l’incertitude dans le quotidien des producteurs.
C’est dans ce contexte qu’Alterfin a mené une étude d’impact avec Ecookim, une union de coopératives cacaoyères en Côte d’Ivoire, afin de mieux comprendre ce que représente concrètement un accompagnement coopératif de long terme — pour les producteurs, leurs ménages et leur résilience.
Lire le résumé de l'étude d'impact

Une union de coopératives que les agriculteurs choisissent activement
Ecookim rassemble 31 coopératives représentant plus de 41 000 producteurs de cacao. Alterfin est partenaire de l’union depuis 2011 et lui apporte des financements de pré-récolte. Ceux-ci permettent aux coopératives d’acheter le cacao de leurs membres et de réduire leur dépendance aux intermédiaires informels.
L’un des enseignements les plus forts de l’étude concerne la relation entre les producteurs et leur coopérative :
- 95 % des personnes interrogées disent qu'elles vendent leur cacao à la coopérative par préférence et non par obligation.
- Plus de 70 % considèrent que travailler avec Ecookim « en vaut la peine », même s'ils décrivent la relation en termes pratiques plutôt qu'émotionnels.
- Les personnes interrogées évaluent la façon dont elles se sentent représentées et entendues par la coopérative à 75 % en moyenne.
Dans un secteur où le pouvoir de négociation des producteurs est souvent limité, ce sentiment de choix et de représentation est important.
De meilleurs revenus, mais pas toujours à temps
Au niveau des exploitations, l'étude montre de nets progrès économiques.
94 % des personnes interrogées déclarent que leur situation économique s’est améliorée, et 95 % estiment qu’Ecookim offre de meilleurs prix que d’autres acheteurs, grâce aux primes versées en complément du prix fixé par l’État.
Dans le même temps, l’étude met en évidence un enjeu majeur : la régularité des paiements et l’accès aux intrants. Si de nombreux répondants ont reçu paiements et intrants dans les délais prévus, 23 % déclarent avoir subi des retards. Ces producteurs expliquent que ces décalages ont perturbé leurs activités agricoles ainsi que l’équilibre financier de leur ménage.
L’étude montre ainsi que l’enjeu ne porte pas uniquement sur le niveau de revenu, mais aussi sur le moment auquel les revenus et les soutiens sont effectivement perçus.

Des changements qui touchent les ménages
La quasi-totalité des répondants mentionne au moins une amélioration tangible dans leur vie quotidienne. Les changements les plus souvent cités concernent :
- un meilleur accès à l’éducation pour les enfants,
- l’amélioration du logement,
- l’achat de biens.
L’accès aux soins de santé ressort également comme un domaine de progrès important. Ces éléments suggèrent que l’augmentation des revenus ne se limite pas à la satisfaction de besoins immédiats, mais soutient aussi des choix tournés vers le long terme.
Les producteurs soulignent également la manière dont les initiatives d’Ecookim ont contribué à l’amélioration de leurs communautés, notamment à travers le développement d’infrastructures communautaires, comme des pompes à eau villageoises, ainsi qu’un soutien plus large au bien-être social.
Renforcer la résilience, pas l'immunité
L’étude s’intéresse aussi à la manière dont les producteurs font face aux imprévus. Plus de la moitié des personnes interrogées déclarent disposer d’une épargne mobilisable en cas d’urgence. D’autres se tourneraient vers la coopérative pour obtenir un soutien. Certains ménages restent néanmoins dépendants de la solidarité familiale ou de la vente d’actifs.
La résilience progresse — mais la vulnérabilité n’a pas disparu.
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Pourquoi cette étude est importante
Cette étude d’impact ne vise pas à dresser un tableau idéalisé. Environ un quart des témoignages recueillis font état d’expériences mitigées ou négatives, le plus souvent liées à des retards de paiement ou à une prestation de services inégale. Ces constats sont aussi importants que les résultats positifs.
Pour Alterfin, les études d’impact sont avant tout des outils de redevabilité et d’apprentissage : elles permettent de mieux comprendre comment un financement patient et de long terme se traduit — ou non — en changements concrets dans la vie des personnes, et d’identifier là où des améliorations restent nécessaires. Elles rendent visible ce qu’Alterfin appelle le rendement humain : un progrès qui ne se mesure pas uniquement en termes financiers, mais aussi en dignité, en capacité d’agir et en résilience.
👉 Lisez l’étude d’impact complète sur Ecookim pour explorer les résultats en détail, y compris les témoignages des producteurs, la méthodologie et les leçons tirées pour une production de cacao durable.
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