
Comment Alterfin a-t-elle contribué à la success story d’EBO-SACCO ?L’étude d’additionnalité, un outil unique d’Alterfin pour vérifier son impact sur ses partenaires
Comment Alterfin a-t-elle contribué à la success story d’EBO-SACCO ?L’étude d’additionnalité, un outil unique d’Alterfin pour vérifier son impact sur ses partenaires
EBO-SACCO, une coopérative d’épargne et de crédit en Ouganda, a connu une croissance remarquable ces deux dernières années. C’est le fruit d’un long parcours et d’un accompagnement par plusieurs organisations, dont les belges BRS et Trias. Ensuite, Alterfin a joué un rôle de catalyseur dans ce succès : en contribuant à sa crédibilité au bon moment, nous lui avons permis d’attirer d’autres investisseurs et in fine, d’accroître son impact. C’est ce qui ressort de notre étude d’additionnalité, un outil que nous avons spécialement développé pour mesurer la valeur ajoutée que nous avons pour nos partenaires.
Fondée en 1995, EBO-SACCO a pour mission d’offrir des services financiers à des agriculteurs et entrepreneurs dans les zones rurales, pour leur offrir des opportunités et améliorer leurs conditions de vie, tout en préservant l’environnement.
Ses services comprennent notamment des comptes d’épargne, des services de prêt et des produits d’assurances. La coopérative a même mis au point des services spécifiquement axés sur les femmes et les jeunes.
Tout un écosystème pour croître
Vous connaissez l’expression ‘It takes a village to raise a child’ (« Il faut tout un village pour élever un enfant ») ? On peut en dire de même pour la croissance d’une coopérative.
Au fil des ans, EBO-SACCO s’est fait accompagner par plusieurs organisations, dont deux belges : BRS et Trias.
BRS a formé l’équipe de management d’EBO-SACCO à l’utilisation d’outils de gestion et à l’audit, et mis au point des systèmes de gestion des risques et de cybersécurité. Trias a elle aussi contribué au renforcement de leurs systèmes et capacités de gestion.
Forte de ces acquis, la coopérative s’est sentie prête à grandir. Pour cela, elle avait besoin de plus de lignes de crédit, mais partout, les taux proposés étaient trop élevés.
C’est là que BRS les a orientés vers Alterfin. Cette mise en relation a abouti à un co-investissement BRS-Alterfin (sous-conseil d’Alterfin) de 2 millions de dollars en 2024 à des taux plus avantageux.
Un prêt catalyseur
L’impact de ce prêt ? Pour le découvrir, Alterfin a réalisé une ‘étude d’additionnalité’, comme elle le fait chaque année auprès de plusieurs partenaires. Elle cherche par là à découvrir en quoi elle fait la différence pour eux, et en quoi ceci leur permet à leur tour d’accroître leur impact. C’est une caractéristique unique de notre approche, orientée sur le ‘Rendement humain’.
L’étude nous aide à déterminer si notre financement :
- A un caractère pionnier : c’est le cas quand nous sommes le premier prêteur (international) pour un partenaire.
- A un effet catalyseur : à savoir qu’il a permis d’inspirer confiance, d’attirer d’autres investissements ou, tout simplement, permis au partenaire de grandir suffisamment pour démultiplier son impact.
- Est adapté : si les conditions du prêt conviennent au partenaire et si l’appui – technique ou autre – que nous lui proposons le fait vraiment avancer.
D’après Joseph Mugume, CEO d’EBO-SACCO, le prêt a tout d’abord permis une croissance immédiate :
« Les fonds d’Alterfin ont contribué à la reprise de l’activité post-COVID et permis à de nouveaux membres de bénéficier d'un capital de démarrage ».
En outre, Alterfin est arrivée à un moment pivot : sa présence a contribué à attirer plusieurs autres partenaires, ce qui a fait décoller la coopérative en peu de temps. Joseph Mugume :
« Depuis l’époque où nous avons reçu le premier prêt d’Alterfin, nous sommes passés de 200 à 350 employés, et de 15 à 19 succursales. Quant à nos membres, ils ont évolué de 90.000 à 130.000, et la demande ne cesse de croître. »

La licence, une reconnaissance historique
En 2025, EBO-SACCO a franchi un nouveau cap : elle est devenue la première coopérative d'épargne et de crédit en Ouganda à recevoir une licence officielle de la Banque d'Ouganda. Cette reconnaissance a un impact capital : la licence lui donne beaucoup de visibilité et a inspiré confiance à de nombreux partenaires nationaux et internationaux.
En outre, l’augmentation conséquente de ses membres a permis à la coopérative de gagner en autonomie financière : « Les cotisations de nos membres nous permettent désormais de disposer de sources de financement internes, plutôt que de dépendre uniquement de prêts externes », explique Joseph Mugume.
L'inclusion financière des réfugiés
Plus une coopérative grandit, plus son impact grandit aussi. Joseph Mugume :
« Nous sommes désormais en mesure d'intégrer pleinement les questions environnementales, sociales et de gouvernance dans notre stratégie, avec des indicateurs clés pour les mesurer. »
Il ajoute un exemple concret :
« Certaines de nos succursales, actives dans des régions qui accueillent beaucoup de réfugiés*, se chargent aujourd’hui d’offrir des financements à ces réfugiés, mais aussi à leurs communautés d'accueil. Leur action a un impact considérable, car ces publics sont exclus des principales banques commerciales. »
Aujourd’hui, la coopérative ambitionne d’octroyer plus de prêts destinés au financement de la lutte contre le changement climatique. Car comme le rappelle Joseph Mugume :
« Ce sont nos clients cibles, à savoir les communautés rurales, qui en ont le plus besoin ».
Cette histoire illustre bien comment le parcours d’un partenaire est souvent jalonné de collaborations avec plusieurs organisations qui, chacune à leur façon, contribuent à le développer un peu plus. C’est un écosystème vertueux, dont font partie BRS et Trias et tant d’autres, qui jouent parfois le rôle de pionnier et parfois de catalyseur. Ensemble, nous essayons de repérer les pépites de demain, de les renforcer et de leur permettre de passer à la vitesse supérieure pour pouvoir transformer un maximum de vies.

* L’Ouganda accueille pas moins de 2 millions de réfugiés. La majorité d’entre eux viennent de l’est de la RD Congo et du Soudan du Sud. D’après le HCR, l’Ouganda est un pays pionnier en matière d’intégration des réfugiés et applique des politiques progressistes en matière de droit au travail, d'accès aux services publics et d'allocation de terres. Leur présence ajoute à la pression démographique et économique locale, mais fournit aussi de la main-d’œuvre, notamment dans l’agriculture et les petits commerces.
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